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Les médiathèques de Charenton prêtent des liseuses ! 

Trois modèles différents sont proposés : Sony Reader PRS-T1 et T2, Cybook Odyssey (Bookeen) et la Kobo.

Le prêt d'une liseuse s'effectue de la même manière qu'un autre document, après signature d'une charte relative aux conditions de prêt. 

 

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Critiques rédigées par Aimable

 

Homo detritus (Baptiste Monsaingeon)

note: 4Le plastique c'est fantastique Aimable - 20 novembre 2018

On en vient à se demander ce que ces quelques lignes sur un site internet produiront comme déchets, même si spontanément on pense plutôt à nos bouteilles en plastique ou à tous les autres emballages et objets que nous jetons quotidiennement. C'est que les déchets sont, pour ainsi dire, consubstantiels à nos mode de vie et le mal nommé "cloud" n'y échappe pas. L'originalité de cet ouvrage est de plaider pour une plus grande visibilité de nos déchets, ceci à l'encontre de l'attitude gestionnaire (vente et exportation des déchets, tri, recyclage etc.) qui pour être indispensable n'en est pas moins trompeuse dans la mesure où ils ne disparaissent jamais que du regard (on parle même d'un nouveau continent... de plastique). Attitude qui, probablement, permet le déni de leur existence (sitôt trié sitôt oublié) et de notre responsabilité collective.

Xénophobie business (Claire Rodier)

note: 4Tout est dans le titre... Aimable - 16 novembre 2018

On n'imagine pas aisément les liens que l'auteur dévoile dans ce livre entre le business et les phénomènes migratoires. Que le contrôle des frontières ou que les camps de réfugiés et leurs conditions de détention - pour ne citer que ces exemples - puissent avoir partie liée, de quelque manière, avec des marchés à conquérir, des services à fournir et des marchandises à vendre, autrement dit avec des profits à dégager, sont autant de réalités dont rend compte Claire Rodier, et qui sont propres à dessiller le regard.

Pour tout résoudre, cliquez ici (Evgeny V. Morozov)

note: 4Des solutions ? Aimable - 27 mai 2017

Ouvrage qui analyse avec beaucoup d'acuité le solutionnisme technologique prôné par les entreprises de la Silicon Valley. Trouver du travail, préserver sa santé, se loger, optimiser ses déplacements, rencontrer l'âme sœur... toutes choses trouvant dorénavant une solution grâce aux vertus des applications connectées. E. Morozov démontre le simplisme de cette façon de penser et explique les enjeux d'une politisation du big data. Big data qui, comme on le sait, fait florès en s'autorisant la captation de nos données personnelles.

Mille et une nuits (Les) (Miguel Gomes)

note: 5Ô Roi bienheureux... Aimable - 14 octobre 2016

Les mille et une nuits, c'est la crise et ses effets, c'est de la micro-histoire, des faits divers, le chant du coq, un feu de forêt, un tribunal à ciel ouvert, la mer le matin, c'est promener son chien, c'est le Portugal, c'est de la fiction, c'est tout un tas de choses, c'est 3 films et c'est assez génial.

Dette et extractivisme (Nicolas Sersiron)

note: 4D'une dette l'autre Aimable - 30 mars 2016

L’extractivisme (le fait d’extraire les ressources naturelles du sous-sol de la planète) et la dette sont deux mécanismes liés (celui-ci permet en effet de contrôler et de faire durer celui-là) qui, non seulement, sont à l’origine des inégalités abyssales qui existent à travers le monde, mais qui, de plus, détruisent l’environnement aussi sûrement qu’ils mutilent les formes de vie.
Qu’une grande partie de la dette soit odieuse et illégitime semble compter pour assez peu dans ce système qui, au contraire, s’évertue à en recréer toujours davantage afin que les parties du monde richement dotées en ressources naturelles n’aient d’autre alternative que d’accepter les règles du FMI, de l’OMC ou de la Banque Mondiale. Parmi elles l’abaissement des barrières douanières et la vente des produits agricoles en dumping (grâce aux énormes subventions publiques de l’Europe, par exemple) dans des pays qui perdent leur souveraineté alimentaire et dont les paysans qui ne peuvent plus vivre de leur terre vont s’amasser dans les bidonvilles…
D’un point de vue théorique ce livre a le mérite de mettre en lumière le concept de dette écologique, laquelle peut se diviser en 4 dettes : historique, environnementale, climatique et sociale. Que l’on s’attarde un tout petit peu sur ces 4 dettes, et on commencera à douter d’être seulement capable de les rembourser. Inutile de préciser que cette dette contrairement à la dette odieuse, payée massivement par les pays pauvres, est à la charge des pays les plus puissants…

Hors-bord (Renata Adler)

note: 4 fragments Aimable - 14 octobre 2014

De hors-bord il est finalement assez peu question dans ce livre. En revanche, du bateau éponyme il a cette manière toute moderne de rebondir sur la surface sans jamais s’immerger trop profondément –ce qui bien sûr le ralentirait considérablement. On aura beau jeu d’en conjecturer une quelconque superficialité. Ce serait aller trop vite… L’art de Renata Adler dans ce livre est d’éviter toute forme de récit ou du moins de limiter ce dernier à son stade inchoatif. De fait, on trouve plutôt des scènes ou des fragments qui reflètent l’esprit des années 70 à New York et ailleurs. Mais pas que ça. C’est aussi l’immersion de la narratrice dans une suite d’évènements ou micro évènements qui s’enchaînent ou tout simplement qui se suivent car rien même ne garantit un quelconque lien entre eux. C’est donc de ce refus d’une signification dernière que naît Speedboat (titre original), patchwork capable de s’attacher au quotidien et à l’insignifiant en l’exposant par morceaux et sans jamais tirer de conclusion, s’en éloignant même le plus possible, tant l’expérience qui s’écrit là semble difficile à rassembler. Et tout ça n’empêche nullement que des questions cruciales (politiques, morales…) se posent. Au contraire, de nombreux passages montrent combien nos vies en sont traversées de part en part.

Paris, capitale de la modernité (David W. Harvey)

note: 4La ville moderne Aimable - 2 mai 2013

« Balzac traverse le chaos des apparences pour appréhender Paris comme le produit d'agencements et de conflits de classe. » Le premier chapitre de Paris, Capitale de la modernité, est une étude passionnante sur le Paris de Balzac. Là où les personnages balzaciens convoitent, cartographient, calculent, s'approprient (la ville étant le fruit des différentes luttes qui l'animent) quelques 30 années plus tard, vers la fin du Second Empire, ceux de l'Education sentimentale sont pris dans un rapport inverse et vivent davantage une forme de dépossession, la ville est devenue une simple toile de fond. De Balzac à Flaubert, une transformation majeure s'est opérée, et ceux qui se sont approprié la ville sont les spéculateurs, les promoteurs et les forces du marché. Comment la période qui suit 1848 a pu réaliser une transformation de cette ampleur ? Comment le régime politique du Second Empire permet à l'économie capitaliste de se développer jusqu'à faire chuter Louis Napoléon lui même ? L'étude de David Harvey rend bien compte de la complexité de ces changements et en restitue les multiples dimensions : reconfiguration de Paris et ses conséquences (expropriations, mouvements de population etc.), conditions de vie des ouvriers, des commerçants, des petits propriétaires, des femmes... Les travaux d'Haussmann sont minutieusement analysés et reliés aux transformations économiques qui ont lieu à ce moment là.

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